21 décembre 2007

La malédiction du cerveau gauche

Depuis dimanche, nous n'avons guère reparlé de cette idée de "partir en voilier faire le tour de monde". Visiblement, Tom et moi ne relevons pas du tout des mêmes fonctionnements psychologiques. Alors que Tom semble être principalement mu par son cerveau droit, celui de la perception globale, de l'innovation, de la créativité, du changement et du challenge perpétuel, moi je me trouve bien solidement ancrée (voire parfois engluée) dans mon cerveau gauche, celui de la rationalité, de l'analyse, du détail. Or moi, un tour du monde, bien sûr que j'en rêve depuis des années, mais comment dire : "ça ne se fait pas comme ça". Il faut : anticiper, préparer, rétro-planniguiser, méthodologiser… Quid du boulot qu’il faut lâcher, du financement de l’année sabbatique, de l’appartement, du prêt sur 20 ans pour l’appartement, du chat ??? Pour Tom, il faut simplement trouver un bateau et partir.

Ce soir nous dînons dans un bar à foie gras avec mes collègues de travail. Fête de l'hiver et rigolade ensemble avant les fêtes de Noël en famille.

C'est dans ce moment propice à la complicité avec mes copines, que Tom choisit, entre deux bouchées de mi-cuit, de lâcher un perfide "- Avec Aude on a un super-projet : partir un an en bateau... C'est génial non ?" Et là, trahison, je vois mes collègues se fendre d'un grand sourire plein d'admiration et d'envie : "Carrément, c'est super, mettre en pratique un rêve comme celui là, quel bonheur...." Et ce jusqu'à la fin de la soirée....

Tom : 1, Aude : 0.