20 janvier 2008

Cotre acier marseillais

Nous avons du mal à maintenir notre motivation. Tom s’inquiète de ne pas trouver quelque chose de sérieux dans notre petit budget avant longtemps. Nous sommes fatigués par les recherches non stop, l’esprit tendu vers le seul objectif d’écumer Internet dans l’espoir de trouver notre bonheur. Mais si nous voulons partir au mois de juillet, nous n’avons que six mois avant le départ ! Il faut donc le trouver ce voilier, histoire de pouvoir le préparer correctement…

A chaque fois que nous abordons la question avec notre entourage, qu’il s’agisse d’un interlocuteur plus ou moins familier du milieu marin ou d’un total novice, c’est le même étonnement : « 15 000 € ??? Mais à ce prix là vous ne trouverez qu’une ruine pour la taille que vous recherchez ! ». Mauvaise passe. Je me dis qu’il faut tenir et que ça risque de ne pas être la première, de mauvaise passe. Tom a seul l’angoisse du choix, le poids de la vigilance, étant donné que moi, je n’y connais rien, même si au fil des visites je m’améliore. J’ai un peu l’impression de ne servir à rien sur ce coup, si ce n’est à remonter le moral des troupes.

Cet après-midi, nous allons à l’île du Frioul visiter un grand cotre acier de 11 mètres. Au prix auquel le bateau est annoncé, nous ne nous faisons guère d’illusion… Effectivement, le bateau ne semble pas convenir à un projet comme le notre. Il est entretenu sans zèle et la rusticité du moteur, l’état de la coque, le pied de mât plein d’électrolyse ne nous inspirent pas. Le temps de boire le thé avec les vendeurs et nous reprenons le chemin du retour. Pas de grande découverte pour aujourd’hui ! Que sera, sera…