12 janvier 2008

Folie Douce : Est-ce bien raisonnable ?

Nous avons passé la semaine à éplucher les petites annonces de voiliers à vendre dans la région. Aujourd’hui nous avons rendez-vous avec P. qui possède un Folie Douce de 1973. Sur l’annonce, il apparaît bien équipé, et le prix défie tout concurrence… Le voilier est à quai sur le canal jouxtant le port de Frontignan. Les voiles sont en bon état, le génois est récent, il y a plein d’accessoires que P. cède : deux moteurs d’annexe, un panneau solaire, trois batteries, un pilote automatique, un Navtex et même un radar… P. a procédé lui-même à un carénage « à nu » en 2007 avec plusieurs couches d’époxy. Première immersion dans le débat sans fin sur l’osmose. P. est un sacré phénomène : il se sépare de son bateau à regret à cause de problèmes familiaux. Il vit en fait à bord depuis un moment. A l’intérieur, c’est difficile de se faire une idée : le bateau est sans dessus dessous. Pas évident de repérer les différents points de contrôle dans ce joyeux bordel. « Un de plus où il faudrait tout refaire » me dis-je. La visite terminée nous laisse un sentiment mitigé. Tom est intéressé par tout l’équipement et le gréement récent, mais la situation difficile du propriétaire nous conduit à douter sur l’entretien du bateau au cours des derniers mois. Reste la question du Folie Douce. Si Alain Barinet ne nous avait pas enthousiasmé avec son aventure sur le « Popote », on aurait un peu tendance à considérer ce modèle comme la Twingo des 9-10 mètres des années 1970. Or on aspire quelque part à trouver la bonne Volvo des mers, rustique mais de construction solide.

Les deux autres visites de la journée, respectivement un Arpège et un Gib Sea 90 + « régate », chez un concessionnaire de la Grande Motte, ne sont pas concluantes.