7 mai 2008

Colle psychédélique, placard seventies et riveteuse du futur

Au cours des cinq derniers jours, hormis se battre à coups de hallebarde, Tom a pu travailler à la fixation de l'éolienne sur son mât. Là encore, le soudeur de Navi Bois est intervenu pour rajouter deux barres latérales de renfort au mât initial de 2,40m, que nous avons placé à droite de la barre franche, ce pour "trianguler" le mât et lui permettre de résister aux pressions de l'éolienne. Tom a dû aposer sous les fixations des plaques de renfort en alu, soudées avec de la colle armée, d'un bleu électrique tout à fait surnaturel. Quant à moi, je me suis atelée à la confection d'un placard en contreplaqué avec étagères pour aller dans l'espace juste face au WC et que l'on puisse ainsi stocker nos vêtements pour le voyage.
Un autre moment mémorable dans notre apprentissage du bricolage nautique a été la pose du support de radar sur le mât (le radôme). Cédric nous avait prévenu qu'il fallait du Mastinox, ce mastic jaunâtre hyper toxique qui empêche la formation d'électrolyse quand on fixe un élément en inox sur un support en aluminium. Tom avait pris les repères pour la hauteur, en se décidant pour placer le radôme juste au dessus de la barre de flèches. Puis il a fallu riveter. Premier essai avec une pince prêtée par le chantier : échec. Impossible de la fermer pour casser la tige du rivet. C'est alors que notre ami Suisse, encore lui, a dégainé sa super machine à riveter dernier cri. Rouge, avec une sacrée pression entre ses mâchoires. Ça a été du gâteau. Ou presque. Comme quoi, on retient que pour bien travailler, il ne suffit pas d'une bonne volonté à toute épreuve : les bons outils, ça sauve la vie.