9 mai 2008

The more the merrier*

Jeudi 8 mai, ou la Libération. En tout cas, faute de relaxe, un coup de main tout à fait bienvenu d'Elvire et Nico ! J'avais bien essayé de les dissuader, pourtant. En effet, après 7 jours consécutifs de travaux, je commençais sérieusement à fatiguer, 8 à 9 heures par jour sur le chantier, salade carottes râpées - betteraves - tomates - concombres et sandwich au jambon tous les midis, doigts couverts de peintures et vernis en tous genres, dos fourbu, pieds dans la sciure, retour à la nuit tombée : je ne voulais pas leur imposer un si peu reposant weekend de pont de mai. Mais après une brève réflexion, Elvire me rappelle mercredi soir et me dit : "Bon, avec Nico, on est partants pour le stage Casto !". Avec Tom, on était ravis. Ravis de les voir, ravis de leur soutien.

On a du coup pu, encore une fois, avancer deux fois plus vite. Pendant qu'Elvire se chargeait des dernières peintures intérieures et ponçages, Nico s'attaquait à démembrer l'évier. A grands renforts de masse et de leviers, il a réussi à l'extraire plutôt rapidement. Ensuite, il s'est chargé de poncer les planches de plancher. En entendant le ronronnement lancinant de la vibrante, je me désolais pour les futures fourmis qu'il allait attraper dans les bras. Pendant ce temps, Tom préparait le circuit électrique pour raccorder l'éolienne, et moi je décapais le coin cuisine à l'aide d'une tête en forme de brosse métallique ajustée à notre perceuse (très efficace pour les coins difficiles d'accès). Jeudi soir, notre équipe de forçats avait bien mérité un resto.
Aujourd'hui, re-belote. Cette fois, Nico a découpé la planche de support pour y encastrer notre bel évier tout neuf avant de retourner au ponçage des planchers. Elvire s'est occupée de passer des couches de vernis à chaque morceau décapé (notre plancher est en 9 morceaux ajustés). Tom a pu de son côté préparer le câble de raccord de l'éolienne aux batteries du bord. J'ai peint le coin cuisine à la peinture de cale. On a cette fois essayé de finir un peu plus tôt dans la soirée. Mais c'est toujours difficile, car on se prend toujours à vouloir terminer ce que l'on est en train de faire, d'autant plus que le "rangement" de notre espace de travail réduit prend lui aussi du temps. Mais le soir venu, on s'est dit qu'on avait autant avancé à 4 que nous deux en 4 jours de boulot ! Qui a dit que l'union fait la force ?

* Plus on est de fous, plus on rit