17 août 2008

Ajaccio


Hier, Tom a reçu un SMS de Cécile qui disait « Un 15 août à la Morte : brouillard, grêle et déluge… ». Nous, nous nous sommes réveillés au soleil et nous avons même eu trop chaud. La brise s’est levée sur Girolata et la météo s’est avérée plus clémente que prévu : le vent devrait souffler force 3 à 4 avec des raffales à 5, mais ce sera somme toute très praticable, loin de l’avis de grand frais des derniers jours. Nous mettons le cap sur Ajaccio, mais ferons une halte le soir à Cargèse, laissant entre Grégal et la capitale Corse une vingtaine de milles.

Aujourd’hui Dimanche, nous partons de bonne heure de Cargèse : il nous faut arriver en fin d’après-midi pour que Kim et Nico attrapent leur ferry. Le vent tombe mollement à l’approche du golfe d’Ajaccio. Il est 13 heures, nous décidons de mouiller près d’une jolie plage à l’opposée du port dans le golfe, l’occasion de nager et de prendre des bains de soleil. L’ambiance est un peu triste car nous devrons ce soir nous séparer et ce pour une durée de un an ! Cette semaine a en tout cas été un réel plaisir car nos invités ont été de vraies crèmes, redoublant d’énergie pour toutes les tâches ménagères ou les manœuvres à la voiles, ainsi Nico est-il devenu un pro du levage d’ancre (me sauvant dans la situation délicate où je peinais à porter les vingts kilos de l’ancre, alors que Tom affirmait qu’il fallait que je me muscle !!!), toujours enthousiastes devant le programme qu’on leur proposait.

Alors que le soleil se couche sur Ajaccio, nous apercevons l’énorme ferry qui vient s’amarrer tout près de Grégal. On se dit au revoir la larme à l’œil, et c’est à la lumière d’une lune énorme, dégustant seuls une soupe chinoise avec mélancolie sur le pont, que nous regarderons l’énorme navire s’éloigner. La liberté est une denrée rare qui est somme toute assez difficile à consommer : nous voilà devant notre année sabbatique qui commence, un peu livrés à nous-même, lancés sur notre bateau-maison avec encore tellement de choses à voir ! Mais il est vrai que nous perdons tous nos repères sociaux, et qu’il n’appartiendra qu’à nous de nous inventer une nouvelle vie à bord, faite de soleil, de mer et de découvertes, avec certes un peu moins de confort et de moyens mais nous l’espérons plein d’émotions à vivre…

3 Responses:

Perrine a dit…

Ah la liberté! Normal qu'elle impressionne car on n'en a jamais exploité qu'une infime partie. Coincés que nous sommes dans nos cadres, repères et schémas.
Mais vous, les yeux rivés vers l'horizon, vous avez la chance de la croquer à pleines dents cette liberté si rare et si chère à la fois. Et de lire vos aventures où les choses les plus simples ont tout de suite un côté magique et ou d'autres paraissent extraordinaires (des sushi avec un thon pêché-maison!félicitations)... ça donne des ailes!!! Alors oui, profitez bien de cette liberté car vos posts nous arrivent comme des zestes de liberté!!! bon vent ;-)

Mick a dit…

Content que ayez bien profités de cette semaine à 4 sur le Grégal. Profitez bien de cette année, et surtout continuez d'alimenter le blog dès que vous en aurez l'occasion.
Nous pensons a vous.

Aude a dit…

Merci à vous deux pour ces commentaires chaleureux qui nous font super plaisir ! Et puis... Ecrire est encore plus facile quand on sait qu'on est lus ! On pense aussi à vous et on vous souhaite bon courage à Montpell :)