4 août 2008

Corne-de-Bouc ! Où ai-je mis mon gonfleur ?

On lève le camp sur le coup des 9 heures, dans la petite brise matinale d'ouest force 2. J'ai encore des progrès à faire dans le hissage de la grand-voile qui me prend bien 5 bonnes minutes. Une fois lancés, nous avançons doucement au gré du clapotis des vagues sur la coque. L'extrême douceur de notre allure nous offre l'occasion d'une bonne baignade, en nous laissant tirer à tour de rôle par un bout accroché à l'arrière du bateau. Le reste de la route sera l'occasion de tangonner le génois avec succès, puis de tenter de mettre nos voiles en ciseaux, toujours avec le génois tangonné. On arrive ainsi à atteindre les 4 noeuds. Tom s'essaye à la pêche au gros mais sans succès. Il faudra décidémment qu'on se trouve du matériel pour le menu fretin :) Me concernant je suis ravie : pas la moindre trace de mal de mer, et pourtant je m'active aussi à l'intérieur. Nous arrivons à proximité de Port-de-Bouc aux alentours de 19 heures. L'entrée dans la passe est délicate car le coin est truffé de gigantesques pétroliers et porte-containers qui semblent flotter sur l'horizon dans la brumes des cheminées d'usine. C'est finalement notre premier "vrai" mouillage. On arrive pile en face de chez Gérald et Avril (parents de Kim) qui nous repèrent assez vite à distance alors qu'on s'evertue à mouiller l'ancre. Gérald nous fait des signes de la main. On lui passe un coup de fil, argant joyeusemnt qu'on les rejoint dans les 3 minutes. Une demi-heure plus tard (le temps qu'il aura fallu pour trouver le gonfleur, gonfler l'annexe, détacher le moteur hors-bord de l'annexe, arriver à le faire marcher en marche avant et enfin accoster sur la plage), nous prenons l'apéro tous les quatre suivi d'un excellent et fort sympathique petit dîner. Dommage qu'on ne soit pas arrivés un jour plus tôt pour croiser Kim et Nico au passage, mais que voulez-vous, la Saintes-Maries nous ont retenu dans leurs filets...