2 août 2008

Le grand départ

Bien inspirée ai-je été alors que je faisais l'éloge du lâcher-prise ! Seulement, aujourd'hui vient le moment de défaire le nœud du ponton, de rembobiner les amarres et de sentir la poussée du vent dans notre dos. Après ces mois de bricolage, où se sont succédés petites victoires et petits échecs tout au long des travaux de rénovation de Grégal, après avoir déménagé la maison, après avoir fait l'avitaillement du bateau, après avoir réglé la dernière paperasse, nous voilà fin prêts. Partir, c'est un peu comme regarder devant soi et ne voir que sa tête en gros dans le miroir. C'est un peu laisser sur le quai tous ceux qui ont été là à toutes les étapes de cette petite aventure. Pour nous avoir accompagnés de longues journées sur le chantier, pour nous avoir récupéré comme vous le pouviez nos affaires éparpillées : chat, cartons, plantes, voiture..., pour nous avoir suivi et encouragés, pour nous avoir supporté au boulot dans les moments de stress, pour nous avoir offert plein de surprises toutes plus inattendues qu'utiles, et enfin pour être passés nous voir avant le grand départ : on vous dit encore une fois à tous merci, et tout ce qu'on peut souhaiter c'est de vous retrouver à bord pour partager de bons moments sur notre petit bateau, qui sur une île ou sur une côte ensoleillée tout au long de notre périple !

Aujourd'hui Fanny et Gérard sont venus nous accompagner pour le passage des ponts de l'étang de Thau vers la mer. Nous on se trouve plutôt bien prêts, même si du coup le bateau est un peu surchargé d'affaires... Au moment où nous quittons les quais de Navi Bois, on aperçoit Guillaume qui vient nous faire un au-revoir de la main au bout du ponton, et ça nous fait bien plaisir. Le passage des ponts se fait tranquillement, et on prend même le temps, une fois en mer, de faire un tour pour montrer à Fanny et Gérard comment notre Grégal navigue bien. Puis nous voilà partis, tels deux explorateurs en mal de découvertes. La tram souffle bien, ce qui nous permet d'avancer à bonne allure et de tester notre destrier. Même s'il est un peu lourd sur l'arrière, il navigue impeccablement. Sur le coup des 14h30, un gros coup de vent nous oblige à prendre le 2e ris et à enrouler un peu le génois. Nous décidons de profiter de notre lancée pour aller jusqu'aux Saintes Maries de la Mer. On y sera finalement à 21h30, avec le soleil couchant, harassés (surtout moi) mais ravis.