5 août 2008

Pétroliers et melanzane

Partis de Port-de-Bouc sur le coup des 13 heures, nous poursuivrons notre route vers l'est. Nouveau slalom entre les mastodontes de plusieurs centaines de mètres (et ô combien de tonnes !), comme échoués à l'embouchure du port, immobiles et silencieux tels des navires fantômes figés dans la rouille et l'ennui. Rares sont les fois où l'on a aperçu une silhouette se déplaçant sur le pont de ces géants, mais lorsque ça a été le cas, on a souvent répondu à un bonjour de la main de la part de l'un des équipiers, sans doute rêveur devant notre toute petite embarcation alors que nous les dépassions patiemment. Le vent nous porte somme toute assez rapidement et nous atteignons les îles du Frioul, au large de Marseille, vers 17 heures trente. Nous repérons une petite anse, mouillage tranquille, et venons nous y poser, aux côtés d'une dizaine d'autres bateaux. Notre manoeuvre réussie, on s'offre un petit apéro au soleil couchant. Pris dans notre enthousiasme, on se lance même dans la cuisine d'excellentes "Melanzane a la parmigiana" gratinées au four.

1 Responses (Leave a Comment):

Marie-Bé a dit…

Hello,
Bon, il y a 1/4 d'heures je croyais vous avoir envoyé un premier commentaire avant de lire la suite...et puis je vois qu'il a disparu..alors je recommence : d'abord je trouve génial Aude que tu te lances en cuisine, mais en fait c'est quoi la melanzane ? Ca me plait car c'est coloré, mais je ne connais pas la recette ? Feras-tu un livre de recettes "à la GREGAL" ?
Ce qui me plait aussi dans cette lecture de vos aventures...c'est que certes il y a de gros bâteaux, mais surtout les mouillages, c'est quelque chose !! En tout cas, j'imagine que vous êtes chaque jour meilleur sur ce point : repérer les vents tournants, les hauts fonds, etc...et tout cela sans mal demer : bravo !!
A plus.