29 septembre 2008

Almerimar

Le mouillage où nous avions trouvé refuge ne nous convenait décidément pas. Après notre arrivée mouvementée, le téléchargement de nouveaux fichiers météo nous avait indiqué une période de plusieurs jours de grand vent, force 6 à 7 avec des rafales probablement supérieures. Nous avons mis une journée à nous reposer et à réparer à nouveau ce tuyau de gasoil (Tom a trouvé un tuyau en plastique de même diamètre qui a parfaitement rempli son office de suppléant au tuyau gansé initial). Pendant cette journée, deux bateaux hollandais nous ont rejoint au mouillage. Et le surlendemain, nous les avons vu lever l'ancre.

Nous avions passé une plutôt bonne nuit malgré les bourrasques qui chahutaient Grégal en tous sens, et cela nous avait permis de reprendre des forces. Mais malgré tout, ce mouillage n'était peut-être pas le meilleur abri qu'on puisse rêver pour passer plusieurs jours. En face de nous, se dressaient des petites montagnes pelées, rappelant immanquablement le Maroc si proche. Des personnes avaient trouvé refuge ici, dans cette petite crique inaccessible par la route. Ils logeaient dans des tentes igloo et on voyait ça et là quelques panneaux solaires. Ce paysage sinistre et désolé, se dressant dans un ciel de pluie, nous a sûrement, autant que le départ des deux voiliers hollandais, donné le déclic pour mettre les voiles.

Après avoir contrôlé la météo, une petite fenêtre d'accalmie nous permettait de prendre le large et de rejoindre la ville la plus proche, Almeria.

La traversée se passa fort bien, avec simplement une grand voile tirée à trois ris, juste pour prendre le vent d'arrière. Cependant, comme un ennui n'arrive jamais seul, au milieu de notre route, Tom se rend compte que l'un des petits haubans qui soutient la barre de flêche est en train de partir en vrille, c'est le cas de le dire au vu des petits fils d'acier torsadés qui se détachent du câble. Par précaution, nous affalons la grand voile pour tirer le moins possible sur le mât, puis nous nous dirigeons au moteur vers le port de Almerimar, plus à l'ouest d'Almeria, mais fort bien pourvu en shipchandlers pour effectuer nos petites réparations.

Almerimar est l'archétype de la station balnéaire qui a poussé comme un champignon au milieu des collines désertiques, avec son port de plaisance et ses petits lotissement de constructions blanches et carrées. Mais les gars du port son rudement sympathique (ils nous ont accueilli avec beaucoup de gentillesse et ne nous ont pas laissé tant que Grégal n'était pas amarré à sa place de port) et on trouve toutes les commodités qui rendent la vie agréable : restaurants, pubs, grands supermarchés, boutiques en tous genre...

Tom a détaché le mini-hauban aujourd'hui et nous allons le faire changer par un neuf. De même, il y a en ville un garage Volvo où nous pourrons nous procurer un tuyau d'alimentation pour le moteur. Hormis ces petits soucis, on en profite pour se faire de bons petits plats (aujourd'hui : Boeuf Stoganov), abuser des douches chaudes et flaner dans les rues du port à la recherche d'un pub sympathique...

3 Responses:

Cédric a dit…

Salut les loustiques,

J'ai trouvé votre blog par loic (alias Raoux). Ptain que vous me faites rêver ! Chaque fois que je viens lire votre aventure je m'imagine là-bas ! Eclatez vous bien.

Et faudra qu'on se trouve un moment à votre retour pour se prendre un apéro ensemble un de ses 4.

Et continuez à donner des nouvelles, ça fait rêver !


Cédric (alias Santoro) nouvellement marseillais

Tom a dit…

Hou pitain Santoro ! Faut qu'on se barre en bateau pour avoir de tes nouvelles ! En tout cas ça fait bien plaisir ! Ok pour le retour autour d'un pastaga bien frais :)

@+, Tom

c0rle0ne a dit…

Ah! enfin ya du soleil sur la foto :)

Vous etes devenu des vrai carnivores ma parole :) hihi!

Content de savoir que vous êtes arrivé a ce pti port! ca va vous faire du bien :)

Biz!

Ps : coucou santoro!