21 septembre 2008

Beware of a programmer with a screwdriver !

Je ne suis pas de ceux qui utilisent le moteur dès que le vent mollit ou que l'allure ne convient pas, c'est encore plus vrai quand on part pour un an sur un voiler. Le moteur il tourne – et je touche du bois pour qu'il continue à bien vouloir tourner - quand j'ai vraiment besoin de lui, c'est à dire pas très souvent.

Chez Navibois j'avais revu le système électrique de Grégal avec l'aide précieuse de Bestel. Il y avait principalement deux raisons à se lancer dans ce chantier. La première était de savoir ou passer quel fil et pourquoi. La seconde, de modifier le binz afin d'augmenter la capacité du parc de batterie et de brancher l'éolienne. N'étant pas électricien (je dis ça parce que de nombreuses personnes s'imaginaient qu'étant informaticien, l'électricité n'avait aucun secret pour moi. Il ne leur a pas fallu 5 minutes pour constater que ce n'est pas le cas) j'ai pris connaissance du B.A-BA d'un système électrique 12V grâce à Internet tout en essayant de me remémorer mes vagues souvenirs de physique du lyçée. Ce fut laborieux et je n'hésitais pas à tout couper ce que je ne comprenais pas, quite à devoir le rebrancher plus tard. C'est ainsi que nous sommes partis, le système électrique bien en tête, j'étais rassuré car tout semblait fonctionner. Tout ou presque...
Pour charger les batteries j'ai trois sources d'énergie: l'éolienne Rutland 913 d'Ebay avec le vieux panneau solaire 55W trouvé dans une poubelle, le chargeur de quai (au port) et l'alternateur 60 ampères du moteur. Jusqu'à il y a un mois je n'étais pas en mesure de dire combien me fournissait chacun d'entre eux. Je me fiais bêtement aux spécifications et aux 3 petites leds m'indiquant l'état de charge des batteries. Tout aurait demeuré ainsi si je n'avais pas été sans cesse en train d'optimiser le temps d'utilisation de chaque instrument, pour au bout du compte, maintenir les batteries dans un état tout juste raisonnable.
Bref ça ne pouvait pas continuer comme ça, je devais comprendre. A Ajaccio j'ai alors investi dans un petit shunt à 40€ pour mesurer le nombre d'ampères entrant et sortant, histoire d'y voir plus clair. C'est là que j'ai constaté que l'éolienne ne me donnait guère plus de 1.5 ampères avec 10 nœuds de vent (pendant le coup de vent à Mahon elle m'en donnait 15 quand même) tandis que le panneau solaire, malgré ses cellules mortes, m'en donnait 3.5 à midi solaire. Par contre l'alternateur... 0.
Et dire que pendant 1 mois et demi nous avons utilisé comme seule source d'énergie cette gentille éolienne et ce bon vieux panneau solaire... Quelle chance d'avoir eu tant de soleil et de choper toutes ces dépressions ! :)

La masse Monsieur, la masse ! Le parc de batteries de servitude n'était pas branché à la masse. C'est le bouquin que Pierre (mon cousin du Canada) m'a envoyé, qui le dit. Depuis tout va pour le mieux: les ampères ne font pas que sortir. Toujours grâce à cet excellent bouquin, j'en ai profité pour optimiser le tout et maintenant les ampères fleurissent !

Depuis, le moteur, quand je le démarre, je ne me dis plus «ptain fait chier ya pétole » mais plutôt « Trop bon ! Je vais blinder les batteries ! ».

3 Responses:

c0rle0ne a dit…

J'ai dja entendu cette phrase :)
Sacré morello :)

Nico a dit…

Pinaize, bon, je me sens un peu responsable vu que j'ai un peu touché au système electrique :)

En tout cas tant mieux si tout est rentré dans l'ordre. Et bravo pour avoir si bien tenu sans alternateur.

Tom a dit…

Bein ouais Nico... Je comprends... en même temps je t'avais bien dis de ne pas brancher en parallèle l'antenne de la VHF sur l'alternateur... ;)