16 septembre 2008

De Minorque à Majorque

Côté navigation, la journée a été à proprement parlé nulle. Avec environ 10 heures de moteur pour 1 heure de voile (ô combien fasseyantes...) je n'ai pas grand chose à dire si ce n'est que ça fait aussi du bien, de temps en temps, d'avancer sur une mer d'huile en entendant la musique bien rythmée, quoique un peu forte, du 20CV Volvo lancé à 2500 tours/min. Nous avons profité de l'accalmie pour décoller ce matin vers Majorque, direction Porto Colom exactement. Après la mini tornade de Mahon où 23 bateaux se sont échoués dans l'anse selon les dires de la capitainerie, nous continuons de jongler entre les dépressions qui sévissent tantôt dans le Golf du Lion, tantôt au sud des Baléares. La prochaine, cette fois-ci en provenance d'Algérie et qui pourrait bien arriver demain en début d'après midi, nous a conduit à trouver un mouillage bien abrité du vent d'Est. Si la météo dit vrai, Porto Colom semble être tout disposé à nous protéger. Je commence à prendre mes marques sur les « bons » mouillages et la confiance monte envers mon ancre soc de charue (même si la FOB reste toujours sous mon oreiller, prête à daigainner au moindre glissement). Et puis même si l'éolienne ne nous donne pas tous les watts que notre consommation éléctrique nécessite, elle a au moins la grande capacité à s'interfacer avec mon oreille (même en dormant) pour m'indiquer s'il est temps de sortir du lit pour aller jetter un coup d'oeil dehors, au cas ou la soc de charue nous aurait fait une vilaine farce. En d'autres mots, la nuit au mouillage, le nombre d'heures de sommeil est inversement proportionnel à l'energie produite par l'éolienne. C'est le prix à payer, mais on s'y fait.