7 septembre 2008

Une journée de navigation

Aujourd'hui nous avons abbatu environ 60 milles en moins de 10 heures. A 7h15 l'ancre est levée et nous quittons le mouillage particulierement mal choisi la veille (la houle d'Ouest m'empechant de dormir sur mes deux oreilles). A 7h30 le spi le plus léger est envoyé sur une jolie brise d'Ouest, nous obligeant à tirer plus au Sud que prévu. Peu importe, nous sommes à quelques milles au nord de la pointe de Senetosa, les voiles sont maintenant bien réglées et nous prendrons bien du plaisir plus tard dans la journée en tenant l'allure préférée de Grégal: un près bon plein propulsé par son grand génois. Le vent désormais Nord Ouest monte sur le coup des 11h. On lance alors le génois en entier, fini le surf à 6 noeuds sur la houle d'Ouest, le cap est redressé sur la pointe Ouest de la Sardaigne. Vent de travers ça avance plutôt bien et le bateau gîte modérement. Mon pote le pilote automatique est resté fidèle au poste depuis le départ, il donne vaillament de la barre, même sous le spi de ce matin. Aude part faire une petite sièste et moi je m'attele à perfectionner mon système de barre ammarée. A 20 milles de notre destination le vent fraichit à 25 noeuds en moyenne et les premières risées viennent à bout de mon pote. Une fois passé le cap d'Asinara la mer est presque belle, brisée par la terre, tandis que le vent lui continue de monter. C'est grisant, surtoilé, Grégal fonce comme une flèche, transperçant les quelques vagues qui viennent à peine de se former. Ca lof dure mais c'est sensationnel et je n'ai pas particulierement envie de prendre un 2ème ris bien que tenir la barre d'une seule main devienne impossible. Tous mes sens sont en éveil pour conserver une longueur d'avance sur les risées souhaitant nous ammener nez au vent. 17h, l'ancre est jetée sur les fonds sableux de la passe de Pelosa, face aux Yacht Club d'Ancora. Aude a fait chauffer un chocolat chaud, je suis le plus heureux.

1 Responses (Leave a Comment):

c0rle0ne a dit…

Tas la belle vie mon pote :)

Magnifique conclusion