28 novembre 2008

Eolienne : comment ne pas perdre les ampères qui vous sont dus

Notre Rutland 913 n’a jamais été un foudre de guerre. En effet on peut dire que si elle nous fournit 3 ou 4 ampères en moyenne sur un vent de 15 nœuds on est content. Au mouillage, elle s’y tient sans souci mais en navigation, c’est un autre problème, surtout quand la mer est formée. Il suffit de la regarder en mouvement pendant quelques minutes pour comprendre ce qui se passe : elle s’emballe quelques secondes jusqu’à ce que la prochaine vague atteignant le bateau la lance dans une série de tours sur son mât. Il en résulte un ralentissement notable de la rotation des pales et il faudra encore quelques secondes pour qu’elle se repositionne au vent pour enfin reprendre de la vitesse.
Le shunt confirme que la perte s'élève à environ la moitié de ce attendu. C’est fâcheux.
Pour limiter le phénomène mon premier réflexe a été de frapper une garcette tendue partant du bout de la girouette de l’éolienne jusqu'à un point d’amarrage divers, en fonction de l’allure. Ça fonctionne mais finalement ça pose plus de problème que ça n’en résout. D’abord, il est difficile de trouver un point d’amarrage pour chaque allure. Ensuite, il faut renouveler la position à chaque changement d’allure, un oubli faisant perdre encore plus que tout ce qu’on a pu gagner auparavant. Bref, un peu frustré, j’ai renoncé au bout de quelques jours à cette solution douteuse.
La solution (celle qui marche) m’apparut en regardant de plus près le problème. C’était en plein quart de nuit, alors que le vent soufflait à environ 20 nœuds et que je lançais des jurons en l’air aux ingénieurs qui ont inventé cette foutue machine (et qui ne connaissent manifestement que le plancher des vaches).
En effet, le constat est clair : pour une allure donnée, le sens de rotation autour du mât est le même dans environ 95% des cas. Ce qui d’ailleurs est parfaitement logique, les vagues s’engagent sous le bateau par un bord pour s’éloigner par le bord opposé.

Sachant cela, le problème est vite résolu :
Prendre une garcette d’environ 2 mètres, la frapper d’un coté sur l’extrémité de la girouette et de l’autre côté sur son mât, à environ 1 mètre sous le moyeu. Au bout de quelques instants, l’éolienne ayant parcouru quelques tours sur elle même, elle se bloquera naturellement en ayant enroulé la garcette autour du mât (voir la photo). Au changement d'amure, la garcette s'enroule toute seule dans l'autre sens ! A l’usage, 2 mètres semblent appropriés (dans mon cas) car cela autorise l’éolienne à tenir toutes les directions en usant de la flexibilité du cordage.

Le gain est réel.

3 Responses:

gregalfan a dit…

dommage l'ideal est une eolienne a axe vertical mais trop encombrant pour gregal

allez le prix du fuel est entrain de baisser
recharger vous bien en vitamines James Cock avait une arme de guerre pour lutter contre le scorbut il forcait ses hommes a manger de la choucroute ce qu'ils detestaient et ils ont même failli se mutiner a cause de cela ( la nourriture bord est tj lepoint faible de la navigation hauturiere et je constate que vous resolvez a merveille cette problematique) en fait J cook n' jamais eu de deces par scorbut et la choucoute ne contient pas de vit C; il était tout smplement le meilleur et chaque fois qu'il découvrait des iles ils mangeaient de bonnes choses

gregalfan

Perrine a dit…

Moi je dis : bravo Tom pour ton ingéniosité. Je crois que mike gyver et géo trouvetou réunis n'auraient pas pu imaginer une telle astuce, surtout en plein quart de nuit :p Allez bon vent mais pas trop d'vagues quand même!!!

c0rle0ne a dit…

kel talent! bravo :)

et un pingouin qui tient l'éolienne, c est pa possible?